CHAPITRE 1 :
Elle saisit sa valise, ferma la porte, pour de bon. Romane ferma ses yeux et monta dans la voiture qui la conduirait dans sa famille d’accueil. Un bon moyen pour elle de quitter la vie de misère qu'elle avait toujours eu. Elle habitait dans un quartier mal fréquenté, son père n'avait presque jamais travaillé, n'avait par mois que le peu d'argent que l'état lui versait, était alcoolique, la battait quand il avait trop bu, mais maintenant qu'il était mort, et même après ce qu'il avait fait, elle l'aimait toujours.
Dans la voiture elle songea qu'il était mieux de ne pas avoir eu d'amis jusqu'ici, comme ça, elle n'avait personne à regretter et personne ne la regretterais sûrement. Malgré cette pensée, elle chercha à qui elle pouvais manquer, mais excepté les professeurs de son collège, qui l'adoraient tout particulièrement à tel point qu'aucun élève n’eut envie de devenir son ami ou même lui adresser le moindre regard sans haine et jalousie, sa voisine de pallié, âgée de 84 ans, à qui elle rendait visite après chacun de ses cours et son professeur de gymnastique qui l'adulait parce qu'elle avait un talent inqualifiable ; elle se résilia à se dire qu'aucune personne âgé de moins de 30 ans n'avait osé envisager de s'attacher à elle.
Romane s'endormit, jusqu'à la fin de son trajet, elle se trouvait maintenant dans le sud de la France, bien à l'écart des nuages.
La voiture parcourait une petite zone pavillonnaire, de grands lotissement remplis de maisons toutes splendides, elle n'avait jamais vu ça ; il faut dire qu'elle n'avais pris la voiture qu'a de très rares occasions.
Elle n'en croyait pas ses yeux, elle remarqua une petite maison, peinte en rose pâle dans le fond d'une allée. La voiture se dirigea dans cette direction et s'arrêta là, devant cette demeure, encore plus somptueuse et plus luxueuse de près.
Cette maison devait faire la taille du bâtiment où elle habitait avant. Elle scruta la famille qui l'attendait en haut des marches. Une femme, blonde incroyablement belle qui lui paraissait surfaite ; d'ailleurs c'est ce qu'elle était, elle avait été mariée 2 fois avant de tomber sur Éric, elle s'était mariée avec lui à 32ans pourtant elle en paraissait 10 de moins. Éric était un ex-chirurgien esthétique très réputé, qui pratiquait au états-unis, il était donc normal que sa femme, Julia, ait prit goût au luxe et à la mode.
Elle entra, ils remplirent des papiers avec l'avocat, puis Julia et Éric firent connaissance avec Romane.
Pendant bientôt 1h elle lui montrait la maison, toutes les pièces faites par un architecte avec des œuvre d'art partout où il y avait de la place.
Elle lui faisait visiter sa chambre, qui se trouvait au bout d'un couloir. Elle commençait à vider sa valise. Julia, qui l'aidait, saisit ses habits : 3 tee-shirts dont 1 troué, 1 short et 2 jean. Julia lui fit remarquer avec une voix douce, qui semblait compréhensible :
- « Tu n'a pas d'autres vêtements ? » Maintenant, elle semblait gêné, mais pas autant que Romane quand elle lui répondit :
- « Non... »
- « Ça n'est pas grave, on ira en acheter demain, comme il ne reste que 2 jours avant la rentrée.. »
Romane hocha la tête sans en rajouter. La valise était vide, Julia la saisit et dit à Romane de la suivre. Elle l'emmena dans une pièce, plus grande que sa chambre, immense, remplie d'étagères, c'était un dressing, d'une superficie hallucinante. Après lui avoir montrer ses paires de chaussures, Julia posa les vêtements de Romane sur une étagère vide. Romane repartit dans sa chambre, s'écroula sur son lit, puis elle entendit le son de pas inconnus se diriger vers elle.
CHAPITRE 2 :
Romane repartit dans sa chambre, s'écroula sur son lit, puis elle entendit le son de pas inconnus se diriger vers elle.
Elle était enfin seule, tout ce changement l'avait bouleversé, et quand elle eut enfin l'occasion de mettre son esprit au clair, quelqu'un allait venir la déranger.
En effet, Jules était un garçon de 14 ans, tout comme Romane, il avait passé la matinée à patienter, oui, il attendait l'arrivée de sa nouvelle « sœur » depuis qu'il a ouvert ses yeux. Passant des heures à ne rien faire, Julia lui avait conseillé d'aller faire un petit peu de sport avec ses amis, mais au lieu de ça, Jules était partit dans l'atelier qui se trouvait au 2ème étage faire de la peinture. Jules faisait de la peinture depuis son plus jeune âge, il avait un réel talent, et seul son père en doutait. Éric sous-estimait toujours son fils, et semblait toujours déçu quoi qu'il fasse. C'est après avoir fait plusieurs heures de peinture, qu'il descendit, il était maintenant en train de toquer à la porte.
Romane alla ouvrir la porte, elle salua Jules, il semblait gêné, mais il ne l'était pas, Jules n'était pas timide, c'était le genre de garçon qui ne laisse jamais s'installer le silence. Ils entamèrent alors une conversation, on aurait pu croire qu'ils se connaissaient déjà depuis longtemps.
Il avait les cheveux long, châtain et plutôt lisses, des yeux verts, qui changent de couleur selon le temps, du moins c'est ce qu'on aurait dit, par exemple, quand le soleil tapait fort, ses yeux étaient d'un bleu magnifique, quand il ne faisait pas beau, ses yeux semblaient gris, plutôt foncés, et quand il avait un rayon de soleil qui l’éblouissait, ses pupilles se rétractaient et une petite lueur verte apparaissait au fond de son œil. Il s’assaillait sur le lit de Romane.
- « C'est fou ce que tu peux ressembler à Julia ! » Dit-elle.
Jules, qui prenait un petit air choqué mais en même temps amusé par cette remarque lui répondit :
- « Ah bon ? Pourtant elle n'est pas ma mère.. »
- « Vraiment ? »
Il hésita quelques instants, il avait toujours eu du mal à se confier, mais étant donné qu'il avait une « sœur » il se dit qu'il fallait commencer à se faire confiance.
- « Oui...En fait, mon père, enfin...Éric, était marié à ma mère, mais elle.. »
Sa voix se coupa, comme à chaque fois qu'il parlais de son passé, puis il se ressaisit :
- « Elle à eu un cancer et elle est... enfin tu vois. J'avais 7 ans. »
- « Oui, je comprends, ça nous fait un point commun. Mais moi c'était l'année dernière, elle à eu un accident. » Avoua-elle avec quelques difficultés.
Jules serra Romane dans ses bras. On aurait pu trouver ça tout à fait anormal de se confier comme ça, à un pur inconnu, mais chacun d'entre eux n'avais jamais eu quelqu'un à qui en parler, et quelque pars, ils se sentaient mieux de savoir ce point commun.
Plus tard dans la soirée, après avoir pris un bon repas, Julia monta les marches pour dire bonne nuit à Romane et Jules. Elle fit un petit bisou sur le front à chacun, ne rajouta aucune paroles pour Jules et dit à Romane :
- « Demain, on ira toutes les deux faire un petit tour en centre ville. »
Sans rien rajouter, elle ferma la porte et éteignit la lumière.
A Suivre......






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